Le volcan de San Miguel (Jeudi 4 décembre)
Qui dit jeudi dit jour de repos hebdomadaire pour Ursulo (rappel : chauffeur de bus, voisin adorable, amoureux du Pastis et de la bière Piiilllllsener et notre chauffeur/guide/conseiller durant toute la mission.) et opportunité pour nous d’utiliser le pick-up du Padre Nicolas, conduit par Ursulo, pour aller un peu plus loin que d’habitude.

Ce jeudi, nous avions prévu de nous rendre au volcan de San Miguel, deuxième plus grand volcan du Salvador derrière le volcan de Santa Ana (resp. 2310m et 2365m). Cette escapade, avant même qu’elle commence, s’annonçait déjà périlleuse :
· jusqu’à 22h mercredi soir, nous ne savions toujours pas si nous allions y aller car Ursulo s’interrogeait quant à la couleur du pick-up que nous prêterait le Padre Nicolas : si celui était vert, on n’y allait pas, s’il était bleu, on pouvait y aller (double transmission oblige…). Sachant que l’ascension du volcan avait déjà été repoussée au dernier moment il y a deux semaines, on était un peu tendus…
· les « vieux », i.e. les membres de la mission 2007, ont fait également l’ascension du volcan de San Miguel et nous en ont beaucoup parlé… En termes de difficultés et de sensations, on était prévenu !
· les locaux nous en ont également beaucoup parlé : le volcan de San Miguel était prétendument un endroit très dangereux, fréquenté par des voleurs,… Heureusement, Ursulo nous rassurait régulièrement en nous disant que c’était peu risqué, peu difficile,…

Jour J:
Le départ étant prévu pour 7h, nous partons à 7h45. Nous sommes donc légèrement en avance ! En effet, il faut généralement prévoir une heure de plus par rapport à l’heure fixée initialement pour avoir une bonne estimation de l’heure réelle de départ. Après un faux départ (Ursulo nous fait comprendre que nos shorts ne sont pas adaptés à ce qui nous attend, on enfile donc tous un pantalon), nous prenons enfin la route vers San Miguel. A l’arrière du pick-up, on découvre une corde de 5m et une machette, de quoi nous rassurer un peu plus encore... 1h15 plus tard, nous arrivons au pied du volcan ! Nous empruntons un chemin privé, en lacets, pendant encore 45 min. Nous en profitons pour contempler -entre deux virages négociés en dérapage par Ursulo- les nombreuses plantations de café qui nous entourent et la « Cordillera de los fuegos », une chaîne de volcans dont fait partie le volcan de San Miguel. Nous finissons le voyage les fesses en compote à cause des multiples nils de poules (il n’empêche que le Salvador possède de très bonnes routes, les meilleures d’Amérique Centrale à ce qui parait ; le problème était donc, vous l’avez deviné, que nous n’étions alors pas sur une route…).
Nous voilà partie pour 1h30 d’ascension, au lieu des 40min estimées initialement par Ursulo! Le début de l’ascension se déroule tranquillement, on se croirait un peu dans la jungle, mais bon jusque là rien de bien méchant : une ou deux petites glissades et ça repart. Par contre, on est vite essoufflé à cette altitude. Plus on avance, moins la végétation se fait abondante et plus les roches volcaniques et les cactus se font nombreux. Les 300 derniers mètres se font comme on peut, généralement à quatre pattes. On glisse, on galère, mais on y arrive tous, chacun à son rythme. Là haut, un décor de rêve : un cratère énorme s’offre à nous, de la fumée en sort, on a une vue panoramique exceptionnelle. On prend x photos souvenirs et… on respire enfin !
Aurélie, Elodie et moi décidons de faire le tour du volcan, comme l’avait fait l’année dernière Jean et Damien. Nous faisons donc le grand tour, marchant sur les crêtes, le corps penché parfois pour compensé le vent. Nous dévalons des pentes rocailleuses façon ski alpin. Nous en grimpons d’autres on ne sait pas trop comment, l’essentiel est qu’on y arrive. Parfois, il nous arrive de courir entre deux cimes. On se croirait sur le toit du…Salvador. Les différentes vues panoramiques sont magnifiques, on prend plein de photos,… On aperçoit à un moment en bas du cratère de nombreux messages formés par des pierres et, à notre plus grande surprise, on découvre le message… EDI (Jean ??)! De l’autre côté du cratère, nous décidons de descendre et d’y marqué, nous aussi, notre passage. Personnellement, je manque au passage de me faire très mal : en gros j’ai tenu sur mes deux mains pendant à peu près deux secondes vu que toutes les pierres s’écroulaient sous mes pieds (en dessous, il ne valait mieux pas tomber…). Tout est bien qui finit bien on boucle notre petit tour et on redescend directement avec Ursulo qui nous qui attendu vu que les 5 autres filles étaient déjà parties. La descente est encore pire que la montée… On descend tous plus ou moins en dérapant ou sur les fesses ! La fatigue n’aidant pas, les chutes s’accumulent. Après 1h d’efforts, nous retrouvons le pick-up ! Enfin, « on » moins Elodie et Aurélie qui ont pris de l’avance à pied. Je décide de les rejoindre en courant. Au final, je les croise et continue à courir…sauf qu’au bout de quatre ou cinq intersections, je commence à douter du chemin ! Les lacets sont interminables, je décide de marcher en attendant que le pick-up me rattrape. 15min après, je retrouve toutes les filles, plein de poussière et légèrement humide (j’étais en pantalon)! La légende raconte qu’un certain Jean E., ex preze d’EDI, aurait monté tout ce chemin en courant…

Nous nous rendons ensuite à Saint Miguel pour déjeuner. On mange dans un grand centre commercial style très américanisé : cocktails aux fruits, enchiladas, tacos, burritos, smoothies,…on était aux anges ! Vu l’heure (environ 16h), il était grand temps et c’était largement mérité !
Après un tour au cyber du centre commercial (celui de Jucuaran n’ayant plus d’internet…), nous rentrons à Jucuran. Ursulo nous fait son show, il se prend pour Fernando Alonso. J’ai bien cru qu’on allait écraser un vélo ou un jeune (il fait nuit à partir de18h…). On arrive à 20h45, épuisés par cette journée épique qu’on n’est pas prêt d’oublier !
corentin
Qui dit jeudi dit jour de repos hebdomadaire pour Ursulo (rappel : chauffeur de bus, voisin adorable, amoureux du Pastis et de la bière Piiilllllsener et notre chauffeur/guide/conseiller durant toute la mission.) et opportunité pour nous d’utiliser le pick-up du Padre Nicolas, conduit par Ursulo, pour aller un peu plus loin que d’habitude.
Ce jeudi, nous avions prévu de nous rendre au volcan de San Miguel, deuxième plus grand volcan du Salvador derrière le volcan de Santa Ana (resp. 2310m et 2365m). Cette escapade, avant même qu’elle commence, s’annonçait déjà périlleuse :
· jusqu’à 22h mercredi soir, nous ne savions toujours pas si nous allions y aller car Ursulo s’interrogeait quant à la couleur du pick-up que nous prêterait le Padre Nicolas : si celui était vert, on n’y allait pas, s’il était bleu, on pouvait y aller (double transmission oblige…). Sachant que l’ascension du volcan avait déjà été repoussée au dernier moment il y a deux semaines, on était un peu tendus…
· les « vieux », i.e. les membres de la mission 2007, ont fait également l’ascension du volcan de San Miguel et nous en ont beaucoup parlé… En termes de difficultés et de sensations, on était prévenu !
· les locaux nous en ont également beaucoup parlé : le volcan de San Miguel était prétendument un endroit très dangereux, fréquenté par des voleurs,… Heureusement, Ursulo nous rassurait régulièrement en nous disant que c’était peu risqué, peu difficile,…
Jour J:
Le départ étant prévu pour 7h, nous partons à 7h45. Nous sommes donc légèrement en avance ! En effet, il faut généralement prévoir une heure de plus par rapport à l’heure fixée initialement pour avoir une bonne estimation de l’heure réelle de départ. Après un faux départ (Ursulo nous fait comprendre que nos shorts ne sont pas adaptés à ce qui nous attend, on enfile donc tous un pantalon), nous prenons enfin la route vers San Miguel. A l’arrière du pick-up, on découvre une corde de 5m et une machette, de quoi nous rassurer un peu plus encore... 1h15 plus tard, nous arrivons au pied du volcan ! Nous empruntons un chemin privé, en lacets, pendant encore 45 min. Nous en profitons pour contempler -entre deux virages négociés en dérapage par Ursulo- les nombreuses plantations de café qui nous entourent et la « Cordillera de los fuegos », une chaîne de volcans dont fait partie le volcan de San Miguel. Nous finissons le voyage les fesses en compote à cause des multiples nils de poules (il n’empêche que le Salvador possède de très bonnes routes, les meilleures d’Amérique Centrale à ce qui parait ; le problème était donc, vous l’avez deviné, que nous n’étions alors pas sur une route…).
Nous voilà partie pour 1h30 d’ascension, au lieu des 40min estimées initialement par Ursulo! Le début de l’ascension se déroule tranquillement, on se croirait un peu dans la jungle, mais bon jusque là rien de bien méchant : une ou deux petites glissades et ça repart. Par contre, on est vite essoufflé à cette altitude. Plus on avance, moins la végétation se fait abondante et plus les roches volcaniques et les cactus se font nombreux. Les 300 derniers mètres se font comme on peut, généralement à quatre pattes. On glisse, on galère, mais on y arrive tous, chacun à son rythme. Là haut, un décor de rêve : un cratère énorme s’offre à nous, de la fumée en sort, on a une vue panoramique exceptionnelle. On prend x photos souvenirs et… on respire enfin !
Aurélie, Elodie et moi décidons de faire le tour du volcan, comme l’avait fait l’année dernière Jean et Damien. Nous faisons donc le grand tour, marchant sur les crêtes, le corps penché parfois pour compensé le vent. Nous dévalons des pentes rocailleuses façon ski alpin. Nous en grimpons d’autres on ne sait pas trop comment, l’essentiel est qu’on y arrive. Parfois, il nous arrive de courir entre deux cimes. On se croirait sur le toit du…Salvador. Les différentes vues panoramiques sont magnifiques, on prend plein de photos,… On aperçoit à un moment en bas du cratère de nombreux messages formés par des pierres et, à notre plus grande surprise, on découvre le message… EDI (Jean ??)! De l’autre côté du cratère, nous décidons de descendre et d’y marqué, nous aussi, notre passage. Personnellement, je manque au passage de me faire très mal : en gros j’ai tenu sur mes deux mains pendant à peu près deux secondes vu que toutes les pierres s’écroulaient sous mes pieds (en dessous, il ne valait mieux pas tomber…). Tout est bien qui finit bien on boucle notre petit tour et on redescend directement avec Ursulo qui nous qui attendu vu que les 5 autres filles étaient déjà parties. La descente est encore pire que la montée… On descend tous plus ou moins en dérapant ou sur les fesses ! La fatigue n’aidant pas, les chutes s’accumulent. Après 1h d’efforts, nous retrouvons le pick-up ! Enfin, « on » moins Elodie et Aurélie qui ont pris de l’avance à pied. Je décide de les rejoindre en courant. Au final, je les croise et continue à courir…sauf qu’au bout de quatre ou cinq intersections, je commence à douter du chemin ! Les lacets sont interminables, je décide de marcher en attendant que le pick-up me rattrape. 15min après, je retrouve toutes les filles, plein de poussière et légèrement humide (j’étais en pantalon)! La légende raconte qu’un certain Jean E., ex preze d’EDI, aurait monté tout ce chemin en courant…

Nous nous rendons ensuite à Saint Miguel pour déjeuner. On mange dans un grand centre commercial style très américanisé : cocktails aux fruits, enchiladas, tacos, burritos, smoothies,…on était aux anges ! Vu l’heure (environ 16h), il était grand temps et c’était largement mérité !
Après un tour au cyber du centre commercial (celui de Jucuaran n’ayant plus d’internet…), nous rentrons à Jucuran. Ursulo nous fait son show, il se prend pour Fernando Alonso. J’ai bien cru qu’on allait écraser un vélo ou un jeune (il fait nuit à partir de18h…). On arrive à 20h45, épuisés par cette journée épique qu’on n’est pas prêt d’oublier !
corentin
1 commentaire:
punaise ca a l'air génial...vivement les photos ;-)
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