vendredi 14 novembre 2008

Un dépaysement rapidement intégré

A première vue le Salvador et la France n'ont pas grand-chose en commun (cf notion du temps, pupusas, …). De jeunes français débarquant à Jucuaran, une petite ville du Salvador perdue à l'autre bout du monde, devraient donc être très dépaysés !!!

Le premier jour, tout nous a paru très étrange. Aller aux toilettes relevait au début d'une expédition surtout pour certains/certaines : se rendre au fond du jardin et faire ses besoins dans un trou, mettre le papier toilette dans une poubelle à côté, ne pas se retourner pour tirer la chasse d'eau ; le soir, utiliser une lampe frontale et regarder s'il n'y a pas une blatte qui traine sur la cuvette ou une araignée. Gérer l'eau potable, l'aquatab et l'eau non potable, le fait que nous n'ayons de l'eau qu'une fois tous les deux jours pendant 3 heures. Se glisser sous une moustiquaire vers 21h et devoir s'endormir avec des bruits inhabituels : un ou deux moustiques qui sifflent dans nos oreilles, des chiens qui hurlent à la mort, des poules qui caquètent, un chat ou un rat qui passent sur le toit en tôle au dessus de nos têtes, tous les bruits sont décuplés…


Mais très rapidement, plus vite que nous ne pouvions même l'imaginer, nous avons intégré toutes ces bizarreries. Remplir une jarre d'eau ou une cuvette et se laver à l'eau froide dans le jardin nous a vite paru naturel, vivre dehors tout le temps, être à 6 à l'arrière d'un pick-up, quoi de plus normal ? Une vache, un cochon sur la plage et alors ? Au bout d'une semaine nous nous sentions chez nous, et avions l'impression d'être ici depuis des mois, tous les gamins du village nous connaissaient par nos prénoms, nous connaissions déjà presque toutes les maisons et les habitants de la place du village !! J'ai poussé, le luxe jusqu'à ne plus utiliser la moustiquaire.

Notre dépaysement a vite laissé place au quotidien, et maintenant tout ou presque nous paraît normal. Ceci ne signifie pas pour autant que nous ne nous émerveillons pas ou ne nous rendons plus compte des différences entre nos conditions de vie en France et ici. Comment se fait-il que nous nous soyons si vite sentis chez nous ? Que nous nous sommes si vite habitués à ces nouvelles conditions de vie ?

Dès le premier soir nous avons dîné « chez l'habitant » le lendemain et le surlendemain aussi, nous avons tout de suite été plongés dans notre nouveau quotidien, avons appris à faire des "tamales", n'avions de contact qu'avec des gens vivants dans les mêmes « conditions » que nous. Et puis ici tout est plus facile car il fait chaud. Prendre une douche froide dehors est un plaisir revigorant, sortir dehors et aller au fond du jardin même la nuit n'est pas si désagréable lorsqu'il fait chaud (tout le monde ne me suivra peut-être pas sur ce point) ! Et puis nous avons recréé notre chez nous ici, nous avons notre musique, nous faisons nos courses et pouvons recréer un peu nos habitudes : céréales au petit déjeuner, pâtes, "pan francès" et confitures. Nous avons un téléphone portable et pouvons appeler la France à tout moment, nous allons sur internet sans problème ! Nous avons remplacé les bières du Foy's par la Pilsener (bière locale) … Bref le dépaysement fut très vite intégré.

Elo, corrigée par Aurélie :-)

4 commentaires:

Unknown a dit…

Piiiiilsener! Me gusta tu sabor!

Solène a dit…

Hola!!

Bon Elo, tu as écris deux articles, sans trop de fautes d'orthographes(merci Toppy!), c'est bon tu as mérité un commentaire!!(merci pour la référence au PAstis!)J'espère que l'espagnol ca s'arrange,je vois que tout ca avance bien, que tout le monde est content, pourvu que ca dure!!!
Bisous bisous les chouchous
ps: On a peut être trouvé un appart!

Anonyme a dit…

coucou c'est luc
bien que tu sois loin; nous avons une grande pensée pour toi aujourd'hui;
bon anniversaire
gros bisous

Anonyme a dit…

Bravo pour les comptes rendus détaillés et de surcroît agrémentés de photos. Je vois Elodie, que ta réputation pour ta bonne orthographe n'est plus à faire, cela me rassure !!!!!
Continuez votre carnet de bord ainsi,nous sommes un peu au Salvador grâce à vous,c'est super...
Mam.